Chercheure IEO
Coordinatrice WP2

Notre projet vise, pour une durabilité des pêche, a améliorer les connaissances sur l'état des stocks de crevettes profondes (Aristeus varidens et Parapenaeus longirostris) exploitées en Afrique de l'Ouest. .
Le projet PAMBAS a pour objectif général d'améliorer la connaissance des stocks de crevettes profondes exploitées par les pêcheries européennes (espagnoles) en Afrique de l'Ouest pour une meilleure durabilité des ces pêcheries.
Ces pêcheries opérent soit dans le cadre des accords de pêche européens (Mauritanie, Guinée-Bissau), soit dans le cadre d'accords bilateraux (Angola, Guinée).
Afin d'assurer la durabilité de l'exploitation des stocks ciblés, l'état des stocks doit être évalué. Un besoin de connaissances est apparu notamment sur les stocks de crevettes profonds (Aristeus varidens et Parapenaeus longirostris).
Le projet PAMBAS a vu le jour pour créer les conditions d'une meilleure connaissance du niveau d'exploitation de ces 2 stocks dans les 4 pays où les flotilles concernées opèrent.
Le constat établi en amont de la contruction du projet est le besoin de données de qualité pour alimenter les modèles d'évaluation de stock. Cela concerne l'amélioration du traitement de données déjà collectées (WP4 - standardisation des cpue) et la collecte de nouvelles données. Nous avons comme objectif de réaliser des embarquements d'observateurs à bord lors d'un nombre représentatif de marées réalisés par les bateaux des pêcheries concernées. Ces observateurs collecterons des données précises sur les activités de pêche réalisées losrde la marée (Positions, nature des captures, fréquence de taille des captures des stocks des 2 crevettes d'interêt). Ces observateurs collecteront aussi un certain nombre de lots pour faire des analyses en laboratoire (données biologiques).
Avant de pouvoir réaliser des évaluations de stock, il faut réussir à définir, au sein d'une même espèces les différents stocks exploités. L'IEO-CSIC déploira un certain
nombre de méthodes pour identifier l'emprise géographique des stocks. L'idée générale est de regarder un échantillon d'individus capturés, dont la capture est geo-localisée, et d'identifier des différences entre les individus telles que l'on peut considérér qu'ils appartiennent à des stocks distincts.
Ces différences entre individus peuvent être liées à des traits d'histoire de vie (croissance par exemple), à des morphométries suffisament distinctes ou à des différences génétiques.
L'approche holistique developpée par l'IEO-CSIC permet de coupler les 3 méthodes et d'identifier des zones ou l'espèce est suffisament différentes pour être considérée comme des zones ou des stocks distincts résident.
C’est la partie exploitable de la population d’une espèce dans une zone donnée. Le stock ne comprend ni les œufs, ni les larves, ni les juvéniles n’ayant pas atteint une taille suffisante pour être capturés. Il peut y avoir plusieurs stocks pour une même espèce : si des sous-groupes d’une même espèce vivent dans des zones différentes et qui n'ont pas ou peu d'échanges entre eux, on dit qu'ils appartiennent à des stocks différents. Ainsi les langoustines de mer Celtique et les langoustines du golfe de Gascogne qui n’ont aucun échange sont étudiées séparément. Bien que de la même espèce, on considère qu'elles appartiennent à deux stocks distincts.
FAO : Capture par unité d'effort (CPUE): Volume de la capture prise par unité d'engin de pêche. Par exemple, le tonnage de crevettes prisent par trait de chalut-mois est une façon d'exprimer la CPUE.
Les données de Captures Par Unité d'Effort (CPUE) sont des données d'entrée classiques des modèles d'évaluation de stock.
Dans le cadre des pêcheries que nous étudions, ces CPUE sont créés à partir des données logbook.(données reglementaires) Malheureusement l'effort de pêche pris en compte est celui de la marée et non celui spécifique à la capture d'une espèce.
En effet lors des marées, et de manière plus ou moins opportuniste, les bateaux vont cibler alternativement un des 3 stocks qui les intéressent. L'effort de pêche est donc celui qui sert à la capture globale de la marée, il n'est pas stock spécifique.
Cela est un vrai ecueil car les CPUE ne sont pas représentatives de l'abondance d'un stock spécifique.
Le projet PAMBAS se propose de mettre en place des modèles intégratifs qui pourront coupler données VMS (données de localisation précise des navires de pêche) et des données logbooks (données de captures par rectangles statistiques/Marées).
Ces modèles devraient être à même de produire des séries de CPUE Stocks-spécifiques, beaucoup plus pertinentes pour les évaluations de chacun des stocks.
Pambas a pour but principal de produire des avis scientifiques basées sur les meilleurs données et les modèles les plus adéquats
Le coordination scientifique et financière est assurée par l'Institut Agro
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